Ecrit le 14 Février 2009 par admin

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  1. Par Erwan

    Très bonne initiative

  2. Par fourey

    réunion du 25 novembre.

    A tous ceux qui s’interrogent sur l’école et la réussite scolaire, Ep35 est une réponse.
    1) Fini le cloisement des disciplines et le “saucissonage” des apprentissages mais appropriation du savoir grâce à un projet mené par l’élève qui devient créateur de son acte de savoir. Projet cohérent et rigoureux et avec l’aide de l’enseignant, l’élève ira jusqu’au bout de sa démarche et même si cela peut prendre un peu de temps car ce qui préoccupe cette école expérimentale, ce n’est pas tout de suite le résultat et la note qui va avec mais le processus, l’engagement, la volonté de parvenir, l’envie de réaliser; la note n’étant d’ailleurs qu’une mauvaise habitude et trés stigmatisante…Dans ce système, l’élève aura tout le loisir d’approfondir sa recherche et en même temps comprendre qu’il a besoin de plusieurs disciplines pour y parvenir, mettant fin ainsi à l’étanchéïté des matières entre elles, principe trop artificiel pour être satisfaisant.Le monde n’est pas fait de la séparation de ces disciplines mais fait d’une conexion permanente entre elles.

    2) Fini le découpage hebdomadaire en heures de cours magistraux obligatoires mais une souplesse et un autre rythme plus proche de rythme biologique de l’enfant avec l’instauration d’ateliers pendant les après midi ou encore des temps de remédiation, de tutorat, de rencontre avec les familles, acteur privilégié du système pensé par Ep35.
    3) Fini l’isolement du professeur, mais un travail de concertation et d’échange afin de réagir à chaque enfant grâce à une individualisation des parcours. Une équipe au service des enfants mais aussi au service des parents. Un enseignement de l’accompagnement. Un enseignement en vue d’une autonomie des élèves mais sans oublier la solidarité et le retour au groupe car devenir un individu, c’est aussi devenir un citoyen qui sait “vivre ensemble”.

    Ep35 propose une pédagogie innovante plus moderne et plus proche de la société. Avec cette expérience, enseignant, élève et parents travaillent ensemble pour la réussite de l’élève. Les enseignants, grâce à un autre rythme et grâce à un aménagement du temps suivant les projets, peuvent envisager dans ce système une interdisciplinarité et ainsi offrir un savoir et un savoir faire complet et adaptable à d’autres situations de la vie courante. Les connaissances acquises sauront être théoriques ( conformes aux instructions officielles de l’éducation nationale)mais aussi techniques et manuelles (nouvelles technologies et ateliers “plastiques”). Ep35 a pour but de faciliter un lien entre les différentes compétences; naturellement demandées par une société de plus en plus complexe et mondialisée qui change et qui demande à sa jeunesse d’être innovante,interagissante, rigoureuse, méthodique et porteuse de projets d’avenir.

  3. Par PRIM

    Quel dommage que vous ne construisiez pas cette expérience en résistance à cette socièté , à ce dogme des compétences .
    Interdisciplinarite, transdisciplinarité oui mais jamais compétences.
    Madame Parisot nous a prévenus : puisque l’amour est précaire, tout peut être précaire. L’école sert à armer l’enfant en prévision des vicissitudes, de l’insécurité permanente de la vie moderne. Alors, « la formation par compétences n’a pas seulement pour but de permettre à l’individu de s’adapter à un monde difficile (récit) mais aussi de le dresser à obéir à un principe de compétitivité (processus). Il faut permettre à l’élève de s’adapter à un monde nouveau en perpétuel changement, caractérisé par la compétition et la menace de la précarité. »
    Dès que l’on gratte un peu le discours romantique de certains pédagogues, l’approche par compétences se dévoile pour ce
    qu’elle est : une conception de l’éducation entièrement vouée à faire de l’école un instrument docile au service de la rentabilité économique et du profit.
    Le rapport de l’OCDE et le traité de Lisbonne en 2000 ont établi la politique des réformes éducatives(mises en place aujourd’hui) à travers ce dogme des compétences selon 7 axes:capacité de communication dans la langue maternelle, capacité de communication dans une ou plusieurs langues étrangères,culture scientifique, technologique et mathématique,alphabétisation numérique (utilisation d’un ordinateur, flexibilité et adaptabilité, esprit d’entreprise!!!!!
    Marcel Crahay, qui fut pourtant jadis l’un des défenseurs de l’introduction des compétences dans l’enseignement francophone belge, écrit aujourd’hui : « la logique de la compétence est, au départ, un costume taillé sur mesure pour le monde de l’entreprise. Dès lors qu’on s’obstine à en revêtir l’école, celle-ci est engoncée dans un habit trop étriqué eu égard à sa dimension nécessairement humaniste. Il est urgent que l’école se dégage de l’emprise de l’économisme qui s’insinue dans tous ses rouages, intellectuels et organisationnels» [Crahay 2005].
    Car au fond, que nous demande-t-on ? D’appauvrir l’enseignement, d’en réduire les objectifs à une demi-douzaine de «compétences de base». Et au nom de quoi ? Des besoins d’un système économique dont la faillite est patente
    et la fin irrémédiable, quoiqu’imprévisible. La question qui se pose aujourd’hui à l’humanité n’est plus : «l’économie capitaliste a-t-elle un avenir ?». Mais seulement : «par quelles violences, quelles souffrances nous faudra-t-il encore
    passer pour mettre fin à ce système ?» Etpour l’école, la question pertinente n’est donc pas «de quels savoirs armer les jeunes pour être compétitifs dans cette économie, pour être les plus forts, pour écraser les autres», mais bien :
    «quels savoirs et quelles valeurs leur seront nécessaires afin de sortir le monde des crises économiques, climatiques, écologiques, énergétiques, alimentaires, sociales, culturelles… qui s’enchaînent avec une force toujours redoublée ? Quels savoirs et quelles valeurs l’éducation doit-elle transmettre — et à qui les transmettre ? — pour accélérer la fin d’un ordre économique et social anarchique et inique, qui conduit l’humanité à la ruine ?». La réponse à cette question-là ne réside pas dans l’approche par compétences mais avant tout dans une solide formation générale et polytechnique.

    Ci joint quelques articles:BONNE LECTURE

    http://www.legrandsoir.info/Angelique-del-Rey-A-l-ecole-des-competences-De-l-education-a-la-fabrique-de-l-eleve-performant-Paris-La-Decouverte.html
    http://www.skolo.org/spip.php?article1099
    http://www.skolo.org/spip.php?article1096

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